Home LES ENTREVUES ÉPICÉES LES ENTREVUES ÉPICÉES 🌶: DORO SAIZ, ENTREPRENEUR 🇧🇯

LES ENTREVUES ÉPICÉES 🌶: DORO SAIZ, ENTREPRENEUR 🇧🇯

written by Al Hayyath October 26, 2016

 

Aujourd’hui, je vous introduis une nouvelle section de Plein d’épices. Cette section, je la nomme “Entrevues Épicées”. Les Entrevues Épicées ont pour arrière-plan la cuisine bien évidemment.  Ce sont surtout des rencontres ou des échanges que j’ai avec des personnes, qui selon moi, sont hyper intéressantes, influentes et oeuvrent pour le rayonnement du Bénin et de l’Afrique (ceci sur le plan de la Culture, des Arts, de la Musique, de la Cuisine, de la Mode, du Cinéma etc). Des entrevues pas comme les autres, qui vous permettront de connaître autrement des personnes que vous connaissez déjà ou d’en découvrir de nouvelles!

 

Mon premier choix pour les Entrevues Épicées, c’est Doro Saïzonou, un entrepreneur béninois résidant à Montréal, créateur “des Journées du Bénin“. Doro est un mélange intéressant d’intelligence, de talent, d’ambition et de discipline. Mon échange avec lui m’a confirmé qu’il était un premier choix idéal pour cette série. Il était d’ailleurs très honoré de l’être, ce qui témoigne d’une autre de ses qualités, l’humilité. Vous allez comprendre pourquoi il était un choix intéressant en lisant notre échange plus bas.

Nous nous sommes rencontrés au centre-ville de Montréal dimanche dernier. Le rendez-vous avait été pris seulement quelques jours avant. À la Station de métro, je suis contente de retrouver Doro, même s’il a l’air fatigué. Plus tard, il me confirmera qu’il n’est allé au lit qu’à 8 heures ce matin là parce qu’il travaillait sur un projet. Notre rendez-vous était à 15h et avant il en avait eu un autre à midi, donc un sommeil de 3 heures ou moins. Malgré cela, son attention et sa spontanéité m’ont marquée. Nous avons trouvé un endroit calme à l’Université Concordia pour notre conversation. Après lui avoir expliqué le concept des “Entrevues Épicées”, je passe à ma première question.


Al Hayyath Bio-Tchané: Parle-moi un peu de toi. C’est qui Doro?

Doro Saizonou: Doro c’est un béninois qui vit à Montréal depuis une dizaine d’années et qui fait beaucoup de choses. Il est graphiste, photographe, vidéaste, organisateur d’évènements et évolue surtout dans la sphère africaine, panafricaine. Je suis béninois mais j’aime bien me présenter comme un Panafricain, c’est-à-dire, comme un camerounais, comme un guinéen, comme un ivoirien, Voilà! (Rires)

AHBT: Est-ce que tu es venu au Canada spécifiquement pour étudier en photo? Ou as-tu décidé à un moment donné d’en faire une passion?

DS: Je ne suis pas venu étudier en photo, je suis venu étudier en informatique. (AHBT: Pourquoi tu as changé?) Je n’ai pas changé, contrairement à ce que beaucoup de gens peuvent penser. Tout ce que je fais aujourd’hui, c’est par autodidactie. J’ai appris la photo, la vidéo, le graphic design, l’event planning, le marketing par moi-même.

AHBT: Est-ce que ta formation t’aide quand même dans ce que tu fais?

DS: Oui, ma formation m’aide. J’ai l’habitude d’utiliser l’ordinateur dans tout ce que je fais et ce n’était pas un outil qui me faisait peur. Je te dirai que ça m’a apporté une certaine discipline et une bonne base de travail. Quand on fait du génie logiciel, c’est très logique, des heures de code. Ça m’aide même si ce n’est pas un lien direct.

AHBT: Comment en es-tu arrivé aux “Journées du Bénin”? Qu’est-ce-que les “Journées du Bénin”? Je n’ai pas été là donc je veux savoir.

DS: Les Journées du Bénin, c’est un évènement multi-disciplinaire qui vise à mettre la lumière sur la communauté béninoise dans son ensemble de deux manières: en mettant la lumière sur le patrimoine historico-culturel du Bénin et aussi sur les réalisations de fils et filles du Bénin.

AHBT: Est-ce que tu reçois une aide officielle du Bénin?

DS: Je ne reçois pas d’aide officielle du Bénin, mais je n’ai pas non plus demandé. Je sais qu’on a souvent tendance à dire que le gouvernement ne nous aide pas, ce qui pourrait être vrai. Mais là franchement, je vais les défendre en disant que je ne leur ai pas donné l’occasion de me dire non.

AHBT: Est-ce que le gouvernement était au courant de ton initiative? Est-ce que tu as eu un feedback?

DS: J’ai eu des nouvelles par personnes interposées. Beaucoup de gens m’ont dit « Ah, j’ai parlé à un Ministre qui a apprécié» ou « j’étais dans une réunion avec des députés et quelqu’un en a parlé». Je n’ai pas pas été approché directement par un membre du gouvernement. Il y a des gens qui m’ont demandé si j’avais un dossier-bilan des journées, pour avoir une idée de ce qui s’est déroulé et éventuellement le présenter au Ministre de la Culture ou autre.

AHBT: Quelle a été la réaction et le feedback de la diaspora béninoise au Canada et de nos compatriotes au Bénin? Est-ce que tu penses que ça a été positif?

DS: Franchement, le feedback a été positif. Il a été même très positif, autant au niveau de la communauté béninoise au Canada, que de celle à l’international. Quand un évènement est nouveau, les gens sont un peu sceptiques et ne savent pas trop à quoi s’attendre. La communauté béninoise est très discrète donc les gens se demandaient qu’est-ce que les béninois vont faire, qu’est-ce que les béninois peuvent faire? Le paradoxe, c’est qu’étant donné que je fais de l’évènementiel et que les gens me connaissent pour certains évènements qui ont plus ou moins eu du succès à Montréal, les gens se disaient “ok, c’est le Bénin, un petit pays, ça n’a pas l’air très intéressant, il n’y a rien à dire mais c’est Doro, donc il doit y avoir une petite touche personnelle” (Rires). Il y avait donc un petit côté curieux de l’évènement qui poussait les gens à se demander ce que je ferais de mon pays. Beaucoup ne savaient pas non plus que j’étais béninois, alors que je parle Fon, Yoruba, Goun, Mina. (AHBT: Est-ce que tu parles Dendi? Rires) Non, pas encore. Mais j’y arrive. (Rires)

AHBT: Est-ce qu’on peut espérer des “Journées du Bénin” l’année prochaine?

DS: Oui, on va prier très fort. Le projet, c’est d’avoir les Journées du Bénin ici à Montréal chaque année, mais éventuellement aussi dans d’autres villes du Canada et même d’autres pays. On peut rêver, moi j’imagine bien les Journées du Bénin à Paris, à New York, parce que je me dis que l’évolution d’une nation ou d’un pays peut se faire par divers moyens. Il y a des pays qui aujourd’hui se développent grâce au tourisme culinaire. Moi je connais des gens qui veulent par exemple aller en Asie et qui me disent tout de suite la Thailande. Pourquoi la Thailande? Parce que les plages sont belles et on mange bien pour pas cher. Aujourd’hui, l’Inde est connue pour sa gastronomie, la Chine et la France aussi. Ce sont des pays qui se font de l’argent, qui attirent des touristes et qui se développent en passant par la Cuisine, alors que ce n’est pas un lien direct.  On se demande comment la cuisine peut rendre riche un pays. Le Sénégal par exemple est connu pour l’Île de Gorée et attire beaucoup de touristes. Chaque nation doit trouver une façon de parler d’elle et cela peut se faire par ce type d’évènement (Journées du Bénin). Cette année, l’évènement se tenait sur le Boulevard Saint-Laurent (une rue du centre-ville de Montréal, qui est très achalandée). Il y avait beaucoup de Québécois ou Latinos qui s’arrêtaient pour voir ce qu’on faisait. J’ai rencontré un couple qui souhaitait visiter l’Afrique et qui ne savait pas par où commencer. Ils m’ont dit qu’ils commenceraient par le Bénin. J’ai rencontré un autre monsieur qui a fait de l’humanitaire au Bénin il y a 30 ans, à Natitingou et qui souhaitait y retourner. Donc quelque part, on attire aussi l’attention des autres.

AHBT: On entre dans la partie épicée de l’interview.(Rires). Si tes talents et qualités actuels, tu pouvais les transférer dans une carrière de “Chef culinaire”, lesquels penses-tu, t’aideraient?

DS: Haha! Je dirais la créativité… (silence)…. Qualités, Talents, je ne suis pas sensé parler de moi-même là. (Rires)… (silence)… C’est une question très difficile (AHBT: Tu m’as dit que tu as appris beaucoup de choses par toi-même, donc ça ne devrait pas être si difficile). Oui, c’est vrai, mais tout le monde peut faire ça! Je te dirais la créativité et peut-être aussi l’humilité. Je suis quelqu’un qui ne se prend pas la tête.

AHBT: Moi je vais t’ajouter une dernière chose que tu as dite toi même, la discipline, parce qu’être chef ce n’est pas facile

AHBT: Quel est ton meilleur souvenir culinaire?

DS: Mon meilleur souvenir culinaire? Il y a beaucoup de choses que j’ai mangé qui m’ont marqué, parce que j’aime manger, j’aime cuisiner. Ces derniers mois, avec le manque de temps, je n’ai pas beaucoup cuisiné. Le meilleur souvenir culinaire….. (silence)… C’est peut-être ce que tu vas me faire goûter à la fin de cette entrevue (en faisant référence au Tchintchinga que j’ai préparé pour la fin de notre entrevue. D’ailleurs, il a pris une photo que vous pouvez voir plus bas.) En fait, je pense que c’est ça, ce que tu vas me faire goûter, ça fait longtemps que je n’en ai pas mangé.

 

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AHBT: De quelle saveur tu qualifierais ta vie? Citronnée, aigre, pimentée, épicée, sucrée, salée et Pourquoi?

DS: Citronnée quand même, parce que je pense que ma vie a un goût qui marque. Je ne pense pas que je sois quelqu’un qu’on oublie. Le citron a un goût particulier dont on se souvient. Si tu prends un enfant de deux ans qui n’a jamais goûté de citron et que tu lui en donnes, il réagira bizarrement au goût mais il poursuivra quand même l’expérience jusqu’au bout. Le citron, quand tu le goûtes, au début tu n’aimes pas parce que c’est aigre.

AHBT: Un précieux souvenir ou moment mémorable relié à la cuisine?

DS: La première fois que j’ai réussi à faire une sauce béninoise. (Rires). J’ai fait une sauce gombo. Tu sais, je cuisine depuis longtemps mais pas spécialement des plats béninois parce que la cuisine béninoise est quand même élaborée et je n’ai pas eu la chance d’apprendre. Un jour, je me suis retrouvé chez moi et je n’avais que du gombo. Alors, je me suis dit ok, je vais essayer. J’ai pris tout ce qu’il me restait dans le congélateur et franchement c’était très bon. C’était un grand moment de plaisir dans ma solitude. J’ai même écrit à ma mère. (Rires)

AHBT: Si tu pouvais inviter 3 personnes, vivantes ou mortes, célèbres ou pas, ou des personnages fictifs pour 3 repas différents. Qui est-ce que tu choisirais et pourquoi? Pour chacune de ces personnes, où est-ce que vous vous rencontreriez, qu’est-ce que vous mangeriez  et de quoi est-ce que vous parleriez?

DS: Wow, solide question! (silence)… Wow, c’est une belle question! C’est tellement … Wow, c’est tellement vaste!… Très très très intéressant! Je rencontrerais mon père… Oui, mon père…(silence). Je choisirais mon père pour le Dîner. Je  me souviens que mon père cuisinait très bien. Il n’a pas cuisiné souvent. Je ne sais pas si c’est le système patriarchal qui fait ça. Mais une fois, je me suis retrouvé en vacances tout seul avec lui au Burkina. Il n’y avait pas ma mère ou d’autre femmes dans la maison et je me demandais comment est-ce qu’on allait manger? Il s’est levé, il est entré à la cuisine et il m’a dit “viens”, “coupe-moi ci et ça”. En fait, j’attendais vraiment le moment où quelqu’un allait apparaître pour cuisiner, mais personne n’est apparu. J’ai été très surpris en fait de voir que mon père savait cuisiner. Un dîner avec mon père, ça me permettrait d’en savoir plus sur sa vie et sur sa jeunesse. On se rend compte qu’on en connaît beaucoup sur nos parents mais très peu sur leur jeunesse, ou ce par quoi ils sont passés. L’idée qu’on a de nos parents, c’est celle qu’on a depuis tout petit. C’est très rare d’imaginer la vie de nos parents plus jeunes, leurs erreurs etc. Donc oui, un dîner avec mon père, pourquoi pas? Ensuite, une deuxième personne avec qui je partagerait un repas, ce serait une figure historique. Quand on parle du Bénin, on parle souvent du roi Béhanzin. J’aimerais bien partager un goûter avec lui, comme on dit au Bénin,« un bon plat de Talé-talé ou de Yovo-doko ». J’aime l’image de partager un goûter avec un roi. J’imagine un roi comme Béhanzin, qu’est-ce qui devait se passer dans sa tête ? Tu es assiégé de partout, tu as une armée,  tu te bats jusqu’au bout et ensuite l’exil. L’exil, ça devait être quelque chose de très dur et de très compliqué, surtout dans ces temps là. Aujourd’hui, il y a tellement de choses, les moyens de communications sont tellement  developpés que si j’étais en exil, mon cerveau fonctionnerait beaucoup et je pourrais penser à internet etc. (note personnelle: ça m’a fait penser à Julian Assange, qui est terré dans l’Ambassade de l’Équateur à Londres et qui réussit quand même à publier des vidéos et à faire des interviews lol) Tu penses à ton royaume que tu as laissé, ta famille, quoi d’autre? Pour mon dernier repas, j’aimerais prendre un petit-déjeuner avec moi dans 10 ans. J’aimerais bien me voir dans 10 ans, savoir si j’aimerais déjeuner (il m’a expliqué plus tôt qu’il ne déjeunait jamais parce qu’il dormait très tard). Est-ce que je serai avec mon fils ou ma fille?

AHBT: Quel est ton restaurant préféré à Montréal, au Bénin et ailleurs dans le monde?

DS: En ce moment, j’aime beaucoup les restaurants de type brasserie japonaise, les Izakaya. J’aime bien ce côté fast food où on est servis rapidement et on peut partager la bouffe en groupe. Ça va très vite et le goût est très prononcé. J’aime bien ce type de restaurant, que je verrais se décliner peut-être à l’Africaine. Pour te donner un nom je te dirais: Le Kazu. Au Bénin, je me souviens du Pili Pili. J’ai demandé à un ami la semaine dernière et il m’a dit que c’était encore ouvert. Je me rapelle encore de la qualité de la cuisine. Ailleurs dans le monde, au risque de ne pas être original, je dirais un restaurant à Paris qui s’appelle le Miss Kô , qui est aussi un restaurant de type fusion Japonaise. Je me rends compte que je suis très influencé par la cuisine japonaise. (Rires)

AHBT: Quel est le top 3 de tes plats béninois préférés?

DS: Alors, c’est duuuur!!! Je commence à faire le tour et ça me donne faim! (Rires). Je dirai le Télibo, accompagné de sauce Adémè (crincrin) que tu accompagnes avec le poisson fumé, Oh Boy! (Rires). Numéro 2, je dirai l’igname pilée, accompagnée de n’importe quelle sauce, graine, arachide etc. et pour le dernier, le Gari foto, que tu fais quand tu n’as rien d’autre.

AHBT: Devant quel plat de ta chérie tu ne résistes pas, même si tu es de mauvaise humeur ou rassasié?

DS: Ses crêpes. Elle fait super bien les crêpes. I don’t know why? Elle ne fait rien d’extraordinaire, mais c’est bon. (Note personnelle: j’ai placé une réservation😂.)

AHBT: Quel plat sur Plein d’épices, te fait saliver le plus?

DS: J’ai regardé toutes les photos. Je dirai tous! Tous les plats. La dernière fois, tu as publié un article sur un plat Kenyan (Kuku Paka). J’ai été très interpellé par ça.

AHBT: Est-ce que tu as des projets futurs que tu voudrais partager avec moi?

DS: Je vais te partager une exclusivité, vu qu’on parle de cuisine. Je travaille sur un festival de gastronomie africaine pour le printemps de l’année prochaine. L’idée c’est de parler de cuisine africaine sur tous les plans, la cuisine traditionnelle, moderne, fusion etc.

AHBT: Un conseil pour les entrepreneurs en herbe?

DS: Foncer, ne jamais ralentir. Toujours considérer ses idées. Il n’y a pas de mauvaise idée. Deux entrepreneurs peuvent avoir une idée identique et le résultat va dépendre de la façon dont l’idée est exploitée et des ressources disponibles. C’est aussi une question de timing dans ta vie personnelle, des gens qui t’entourent. Parfois, c’est le moment où les astres sont alignés et parfois ce n’est pas le bon moment. Pour les journées du Bénin par exemple, c’était le moment parfait, parce que le Bénin vivait un changement. Le patriotisme est revenu. Mais quand tu prends un peu de recul, tu te rends compte qu’il n’y a pas eu de changement drastique, on a pas vécu une guerre civile, pas de coup d’état. Mais c’est la force de la mentalité qui a changé. Tout le monde s’est dit au même moment qu’il y a eu un changement et tout le monde au même moment a changé. Les béninois ne se rendent pas compte que ce n’est pas le pays qui a changé, ce sont les mentalités qui ont changé. 2016 a été une année charnière pour tous les béninois dans le monde.

AHBT: Dernière question: des critiques ou des mots d’encouragement pour Plein d’épices?

DS: C’est déjà fini? C’est très intéressant (Rires). Mots d’encouragement, sûr et certain. D’abord, félicitations pour l’initiative, ce n’est pas facile d’avoir une idée et de se lancer. C’est très bien. Moi la cuisine, j’adore, elle est très d’actualité. Je pense que la cuisine africaine a besoin d’être connue. Si je prends l’exemple de Montréal, sur 10 personnes non africaines que tu rencontrerais dans la rue et à qui on poserait la question: avez-vous déjà mangé japonais? Oui! Italien? Oui! Français, Indien ou Mexicain? Oui! Africain? Pas sûr! Et je pense que ça vient de nous-mêmes. Les initiatives comme ton blog, permettront de montrer que la cuisine africaine est une cuisine accessible, riche, variée.

Voilà, l’entrevue est à son terme. Doro m’a confirmé qu’il a adoré et que “c’était super bien”, pour reprendre ses mots. Nous avons partagé un bon plat de tchintchinga pour finir en beauté.

 

 

 

 

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6 comments

Olaïtan Obe October 26, 2016 at 9:00 pm

J’ai savouré chaque ligne de cette entrevue épicée ! C’est un plaisir d’en apprendre davantage sur Doro ce jeune entrepreneur béninois que j’apprécie en secret. Un véritable modèle pour moi en tout cas, je me rappelle l’avoir rencontré une fois au Centre Eaton. Je l’ai approché sans hésiter, je confirme son humilité est rare.. Il m’a glissé quelques conseils quand je lui ai dis que je voulais évolué dans l’événementiel! Bref Merci pleine d’épices pour cette entrevue épicée !

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Al Hayyath October 26, 2016 at 10:55 pm

Ma chère, merci d’être passée. Doro est d’une sagesse! C’était superbe à faire comme entrevue! beaucoup de rires! Merci de ton temps sur Plein d’épices.

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Biba October 27, 2016 at 10:59 am

Superbe article ! Ça fait plaisir de voir cette jeunesse béninoise ayant de belles idées et entreprenantes.
Ce serait top que les Journées du Bénin se fassent un jour à Paris ;). Ou qui sait peut être irai-je à elles ;).
Encore une fois bel article, belle interview :).

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Al Hayyath October 27, 2016 at 7:31 pm

Merci beaucoup Biba pour ton passage! J’apprécie grandement le feedback et les encouragements!!! On espère tous que ces Journées soient représentées partout dans le monde. Elles feront la fierté de Doro Saiz, du Bénin et du Monde.

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Anonymous October 28, 2016 at 4:02 pm

Félicitations

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Al Hayyath October 29, 2016 at 4:53 am

Merci Beaucoup. Contente de savoir que vous appréciez!

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